On dirait une fable de La Fontaine version 2026, l’IA, le Slop et le Goût. L’intelligence artificielle a complètement bouleversé notre façon de créer. Aujourd’hui, tu peux générer des textes, des images ou des vidéos en un seul clic. Mais cette facilité cache un gros problème invisible : l’invasion du slop.
Le web se remplit de contenus ultra génériques, généré par l’intelligence artificielle. Et du coup : une vieille compétence humaine redevient hyper puissante : avoir du goût.

C’est quoi le « slop » ? La pollution numérique qui arrive en force
Le slop, ce sont ces contenus pourris ou médiocres, crachés en masse par l’IA. Sans aucun regard humain ni vraie valeur ajoutée. C’est la fameuse pollution informationnelle dont on parle de plus en plus et qui risque d’envahir Internet dans les prochaines années.
Le slop n’est pas juste « moyen » : il noie ton message, fatigue ton audience. À force de voir les mêmes visuels « typiques IA » et de lire les mêmes phrases robotiques, les gens développent une vraie allergie.
Il y a déjà une théorie, Dead Internet theory, qui considère que plus de la moitié d’Internet est peuplé par des bots qui génèrent du contenu, du spam (en savoir + sur la théorie de l’Internet Mort).
Le goût : le skill qui va te faire sortir du lot
Si l’IA est le moteur, ton goût permet de piloter. Avoir du goût est le skill qui fait la différence en 2026, ça veut dire savoir :
- Choisir la meilleure version parmi les 10-15 variantes que te sort un outil comme Ideogram AI
- Ajuster les détails pour que tout reste cohérent avec ton identité visuelle
- Refuser le « ça passe » et viser vraiment quelque chose d’exceptionnel
C’est exactement ce qui transforme une production brute en un truc qui claque vraiment. Et aussi, cela te permet de gagner un temps considérable !
Comment éviter de produire du slop toi aussi ?
Pour ne pas tomber dans le piège du contenu générique, intègre de la curation et de la personnalisation dans ta façon de bosser avec l’IA.
Le vrai secret pour ne pas produire du slop, c’est de remettre ta créativité en premier, pas l’outil. Commence toujours par écrire, dessiner ou brainstormer toi-même, même si c’est imparfait. Prends le temps de réfléchir : qu’est-ce que tu veux vraiment dire ? Quelle émotion veux-tu transmettre ? Quel angle personne n’a encore pris ? C’est dans ce moment « lent » que naît le goût. L’IA est géniale pour accélérer, reformuler, proposer des variantes. Mais elle ne peut pas inventer ta voix unique ni décider ce qui est vraiment beau, touchant ou pertinent pour ton audience. En 2026, les gens qui se démarquent ne sont pas ceux qui génèrent le plus vite, mais ceux qui osent garder le cap sur leur propre sensibilité.
Fais toi confiance : note tes idées brutes sur papier ou dans un fichier sans IA pendant 20-30 minutes avant de lancer le premier prompt. Ce petit rituel change tout : tu arrives avec une direction claire, un ton personnel, et tu utilises l’IA comme un collaborateur ultra-rapide, pas comme un cerveau de substitution. Le résultat ? Ton contenu garde une âme, même quand il est boosté par la machine.

Humanise la machine
L’IA sait rédiger, mais elle ne ressent rien. Si tu veux rester authentique et vraiment toucher les gens (et passer entre les mailles des détecteurs d’IA), apprends à humaniser tes textes générés. Donne des idées, impose ton style.
Automatise… mais avec un cerveau
L’automatisation ne doit pas servir à produire encore plus de slop. Elle doit te libérer du temps pour la vraie créativité. Que tu sois sur Make, n8n ou autre, chaque automatisation doit servir ta vision globale, pas juste remplir le web pour rien.
L’IA au service de TA vision
L’IA est un outil indispensable pour booster ta productivité, mais ça reste un outil. Ce qui va faire la différence, c’est ta capacité à prendre du recul, à exercer ton jugement esthétique et à mettre ta patte.
Dans un monde noyé sous l’IA, le vrai luxe va devenir la touche humaine : celle qui vient du goût, de l’expérience et de l’émotion.
Imagine dans deux ou trois ans : des millions de posts, d’images, de vidéos tous interchangeables, tous « corrects », tous sans âme. Au milieu de ce bruit blanc numérique, les rares contenus qui arrêteront vraiment le scroll seront ceux où on sent une intention, une imperfection assumée, une histoire personnelle. C’est là que ton goût devient ton super-pouvoir. Pas besoin d’être un artiste génial ; il suffit de refuser le « bon assez », de choisir la nuance qui te ressemble. D’oser l’émotion brute plutôt que la perfection lisse. Les gens ne cherchent plus juste de l’information ou du beau : ils cherchent du vrai, du vécu, du « fait par quelqu’un comme moi ». En cultivant ça dès maintenant, tu ne te contentes pas de survivre à l’ère du slop… tu deviens le signal clair que tout le monde attend dans le brouillard. Alors prends le temps, affine, ressens. C’est ton luxe à toi, et il n’est pas reproductible par n’importe quelle IA.
Et toi, tu sens déjà cette montée du slop autour de toi ? Tu fais comment pour garder ta patte personnelle en ce moment ? 😊
